| Quel coup me réservait la colère céleste ?
| Quel coup me réservait la colère céleste ?
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| De quel sang ont rougi ces lieux ?
| De quel cantato ont rougi ces lieux ?
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| Mais quel soudain transport ! | Mais quel soudain trasporto! |
| Dieux !
| Dieux!
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| Quel trouble funeste !
| Quel guaio funeste!
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| Je ne me connais plus, tout se change à mes yeux.
| Je ne me connais plus, tout se change à mes yeux.
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| Quels bruits ! | Quei brutti! |
| Que d’éclats de tonnerre !
| Que d'éclats de tonnerre!
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| Que d’éclairs menaçants s’allument dans les airs !
| Que d'éclairs menaçants s'allument dans les airs!
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| La foudre vient d’ouvrir la Terre,
| La foudre vient d'ouvrir la Terre,
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| elle offre à mes regards un passage aux Enfers !
| elle offre à mes riguardo un passaggio aux Enfers !
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| Ô ciel ! | Ô ciel! |
| De mon amant je vois l’ombre sanglante !
| De mon amant je vois l'ombre sanglante!
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| Je l’entends qui m’adresse une voix gémissante !
| Je l'entends qui m'adresse une voix gémissante !
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| Attends ! | Frequenta! |
| Chère ombre, attends, je vole te venger.
| Chère ombre, frequenta, je vole te venger.
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| Où fuis tu, Thalestris ?
| Où fuis tu, Thalestris ?
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| Non, n’attends point de grâce.
| Non, n'attende il punto di grazia.
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| Tu fuis en vain le coup qui te menace.
| Tu fuis en vain le coup qui te minace.
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| Les Enfers t’ont vomi, il faut t’y replonger.
| Les Enfers t'ont vomi, il faut t'y replonger.
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| Mais vous, Euménides cruelles,
| Mais vous, Euménides crudele,
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| pourquoi me retenir ? | pourquoi me retenir ? |
| Pourquoi me désarmer ?
| Pourquoi me désarmer ?
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| Ah! | Ah! |
| je vois Mars encore plus affreux qu’elles !
| je vois Mars encore plus affreux qu'elles !
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| Barbare, contre moi viens-tu les animer ?
| Barbare, contre moi viens-tu les animer ?
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| Évitons tant d’horreurs, cherchons ce que j’adore.
| Évitons tant d'horreurs, cherchons ce que j'adore.
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| Chère ombre tu parais encore !
| Chere ombre tu parais encore!
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| Trop heureuse à tes yeux de terminer mes jours,
| Trop heureuse à tes yeux de terminer mes jours,
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| c’en est fait, je descends dans le royaume sombre,
| c'en est fait, je discende dans le royaume cupo,
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| Comme toi, cher amant, je ne suis plus qu’une ombre,
| Comme toi, cher amante, je ne suis plus qu'une ombre,
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| je ne vis plus, et je t’aime toujours. | je ne vis plus, et je t'aime toujours. |