| J’suis le fruit de tes entrailles, j’témoigne sur un champ de ruines |
| Comme un épouvantail, qui éloigne les anges du deal |
| Mama, je vis pas je meurs pas, s’il te plaît prie pour moi, ne pleure pas |
| J’passe beaucoup de temps sur un grand nombre de petites choses, |
| et tu vois qu’les heures passent |
| Tu m’as dit: «Reste près de la cour», avant de racailler, j’ai tété |
| «Fils, ou tu vas finir dans un four à détailler de la CC» |
| Moi j’n’ai jamais écouté l’prof, moi, j’n’ai jamais fait mes devoirs |
| Mama, et si la police me coffre, c’est que t’as eu un bébé noir |
| Et j’ai juré d'être hardcore, jusqu'à ma mort |
| Tu m’a dit: «Petit tu as tort, le monde est rempli de choses que tu ignores» |
| Très souvent les armes y sont, mais le tueur n’y est pas |
| Trop souvent les larmes y sont, mais le cœur n’y est pas |
| J’n’ai qu’ma famille, pas d’ami |
| Des ennemis, et cette mélodie |
| Moi j’n’ai que ma famille |
| Pas d’amis, dans cette chienne de vie |
| Des ennuis, des ennemis, et cette mélodie |
| Cette mélodie, cette mélodie |
| Les cicatrices m’ont ouvert l'âme, j’n’ai pas d’attache |
| Entre le ciel et les flammes, mes démons jouent à cache-cache |
| Si j’devais choisir entre tout ce biff et toutes ces bitchs |
| Je prendrais le gros chèque, parce que l’oseille est la plus bonne des schnecks |
| Et j’suis fait d’or noir comme le pétrole, les lumières de la ville sont mes |
| lucioles |
| Sur tous les terrains comme le Patrol, peu m’importe tant qu’j’fais le pactole |
| On s'étiole, dans les derniers degrés de l’alcool, rêvant de Cap Canaveral |
| De blanche de Panama avec mes rats dans l’Panamera |
| Et j’n’sais faire que le bandit, à des années-lumières de Gandhi |
| J’suis dans ma sphère tandis, que l’univers grandit |
| J'écrase tous les remparts, sombre est ma vérité sans fard |
| Du rap français je m’empare, «93» est sur l'étendard |