| Ses nuits sont courtes, sa vision trouble |
| Un soir de plus à perdre |
| Il a envie d’se retrouver, il quitte son trou |
| Un soir de plus à perdre |
| C’est bientôt la fin de l'été, sont bées-tom les feuilles de l’automne |
| Déçues, déçues |
| C’est bientôt la fin de l’hiver, du printemps, y a l’béton en feu, |
| de l’eau tombe |
| Dessus |
| La nuit, le soleil a laissé Lille, au milieu du ciel, un satellite |
| J’roule en ville, la vie, j’maudis la mienne |
| Avant d’voir sommeiller mes cellules |
| J’dois passer au sommet du Zénith |
| Et chaque fois qu’j’passe devant, j’me dis la même |
| Trois-quatre grammes dans l’sang, j’ressens plus rien |
| Coup d’frayeur, j'écoutais trois-quatre tracks quand l’son d’l’enceinte a saturé |
| Foutu vagabond se sent mal aimé, il divague à long terme |
| Un peu seul au monde (un peu seul au monde, un peu seul au monde) |
| Il s’en va là-bas, seul un mois de mai, il dit «bye» à son père |
| Absolument (absolument, absolument) |
| Ses nuits sont courtes, sa vision trouble |
| Un soir de plus à perdre (un soir de plus à perdre) |
| Il a envie d’se retrouver, il quitte son trou |
| Un soir de plus à perdre (un soir de plus à perdre) |
| J’suis très discret, solitaire au fond du bus |
| J’suis l’enfant du blizzard et parfois j’me sens tellement seul |
| Mais j’créé des absences démentielles |
| J’suis qu’un artiste, ouais, tu sais dans l’fond j’suis bizarre |
| J’viens du pays de Nadal |
| Comme lui, sur mes pieds, des Nike |
| J’vagabondais la night |
| J’regardais tout c’qu’il s’passe dehors |
| La grandeur du ciel est là pour t’rappeler qu’t’es nada |
| Pourtant, les habitants d’la Terre l’oublient (sur terre) |
| On s’demande où le mal peut être puisé mais face aux coups du sort, |
| j’suis impuissant |
| Je connais déjà la fin d’cet épisode, on repartira comme de la poussière |
| Avant d’avoir un gosse dans la poussette, j’dois redorer ma vie qui n’est plus |
| saine |
| J’ai trop vu mon père qui s'épuisait, je préférais ne même plus y penser |
| Donc j’ai ravalé ma peine comme un cul sec, oh merde |
| Laissez-moi, laissez-moi, laissez-moi tout seul |
| Laissez-moi, laissez-moi, très très loin d’ici |
| Le vagabond n’a pas d’chemin et n’a pas d’boussole |
| Le vagabond n’a pas d’chez lui, son chemin s’dessine tout seul |
| Ses nuits sont courtes, sa vision trouble |
| Un soir de plus à perdre (un soir de plus à perdre) |
| Il a envie d’se retrouver, il quitte son trou |
| Un soir de plus à perdre (un soir de plus à perdre) |
| J’suis très discret, solitaire au fond du bus |
| J’suis l’enfant du blizzard et parfois j’me sens tellement seul |
| Mais j’créé des absences démentielles |
| J’suis qu’un artiste, ouais, tu sais dans l’fond j’suis bizarre |