| De la Castille j’ai quitté les plazzas et les filles |
| Où sont les Phenora, les Carmen et les Paquita |
| Qui dansaient dans les posadas des sierras? |
| A Pampelune, j’ai vu mon cœur meurtri sous la lune, |
| Où sont les matadors, les taureaux et les picadors, |
| Le soleil et le ciel vermeil sans pareil? |
| J’ai quitté Grenade un soir de fiesta |
| Mais mon cœur épris d’amour y resta |
| Rendez-moi mon cœur des beaux jours |
| Rendez-moi Grenade et ses tours |
| Rendez-moi le velours des nuits bleues sur la plazza |
| Rendez-moi tout l’amour de Pedro pour Paquita |
| Rendez-moi mon cœur des beaux jours |
| Donnez-moi l’espoir du retour, |
| Du retour de l’amour en mon cœur lourd, |
| Rendez-moi mon cœur pour toujours |
| Le cœur fébrile, j’ai quitté les remparts de Séville |
| Où sont les fandangos, les tangos et les boléros, |
| Les regards où brillait l’espoir d’un beau soir? |
| Puis de Grenade, j’ai quitté les châteaux, les aubades |
| Où sont les rendez-vous, les yeux doux des beaux Andalous, |
| Les banjos et les sombreros d’hidalgos? |
| J’ai laissé les fleurs d’amour des remblas |
| J’ai perdu mon cœur, qui me le rendra? |
| Rendez-moi mon cœur des beaux jours |
| Donnez-moi l’espoir du retour |
| Du retour de l’amour en mon cœur lourd |
| Rendez-moi mon cœur pour toujours. |