| La nuit m’accueille et je sais qu’elle cache un cran d’arrêt |
| De l’arnaque au mètre carré, de la paraffine en barrettes |
| Peu d’mérite, j’fais l’argent facile comme la mairie? |
| Dans cette ville moribonde où la vertu se démode |
| Un homme comme l'électronique, ça se démonte |
| J’ai l’adresse de l'église mais ne parle plus avec ce ciel gris |
| Jésus-Christ m’a laissé seul avec mes cris |
| Mes chrysanthèmes poussent en silence |
| Je redessine le monde à ma sauce le cul posé sur mes finances |
| Ce que les vices te fournissent: quelques journées ternies |
| Et pas mal d’emmerdes avec la justice |
| Parle avec justesse, la violence me terrifie |
| Le tarif coûte cher et l’honneur se rarrifie |
| Un bonheur de catalogue, ne sois pas démagogue |
| Nos chances de réussite ne sont pas analogue |
| La nuit est longue, je croise des geĩsha sur les boulevards |
| Les fleurs de soies fanent et moi je flâne dans le brouillard |
| Viens me voir à l’angle et fournis-moi du sang bleu |
| L’argent résoudra le dilemme enfin il me semble |
| Aucun empire, aucune escorte |
| Je comptabilise mes pertes, les exporte |
| Un testament couvert de dettes |
| Depuis la date 80 moi j’marche le dos courbé |
| Liqueur de Moscou devant la boite à Julien Courbet |
| Bicrave sur les quais à la victoire ou à Stalingrad |
| Discret si tu transportes plus de 10 grammes |
| Acheter ton amour avant que le mien avorte |
| Mes vérités, mes douleurs: voilà ce que je t’apporte |
| Mon train de vie déraille, ne te précipite pas |
| Les candidats le savent, les funérailles, on s’y prépare |
| C’est par peur que les rasoirs s’installent |
| Dans les poches intérieures quand le rythme est instable |
| A ce stade, l’amour et l’amitié ont l’impact d’une balle |
| La sortie de secours: la taille d’un trou de balle |
| Le Diable est redoutable et le mal a ses agents |
| C’est l’art de convertir la violence en argent |
| Une poupée d’argile pour un enfant fragile |
| J’entame le premier chapitre et sais que le dernier sera tragique |
| Nostalgie de Russie: on a tous nos terres saintes |
| Consumer par la routine, nos rétines se sont éteintes |
| Mes ceintures portent mes échecs et mes doutes |
| Ces doutes m'étouffent, quand je parle est-ce que tu m'écoutes? |
| Le passé a le poids d’une corde au cou |
| Fleur de feu vivra encore, en restera-t-il encore beaucoup? |
| La rancune servira de clous à mon cercueil |
| Enfermé dans les enfers je conserverai mon orgueil |
| Je ne sais rien, j’ignore tout comme au premier jour |
| Mortel illusion immortel depuis toujours |
| Aucun empire, aucune escorte |
| Je comptabilise mes pertes, les exporte |
| Un testament couvert de dettes |
| Depuis la date 80 moi j’marche le dos courbé |
| Liqueur de Moscou devant la boite à Julien Courbet |
| Bicrave sur les quais à la victoire ou à Stalingrad |
| Discret si tu transportes plus de 10 grammes |
| Acheter ton amour avant que le mien avorte |
| Mes vérités, mes douleurs: voilà ce que je t’apporte |