| Dans les têtes ça tourne en boucle, ça tourne en rond comme mon son |
| Accentué par toutes les sortes de drogues qu’on consomme |
| Addict, on l’est tous, le vice on l'épouse |
| Chacun son biz', chacun son bif', on l’sait tous |
| Les gosses kiffent les belles caisses, les belles meufs |
| Et les p’tites s’en accommodent très vite dès qu’elles peuvent |
| Elles grattent si y a moyen, tapent si y a qu'ça à gratter |
| Traînent où les tocards s’laissent attraper |
| C’est l'époque qui veut ça ouais, l’regard des potes, les pes-sa |
| La cylindrée, ton bolide, les gens r’gardent que ça |
| Le pédigrée d’ta cité, le prix d’ta caisse |
| Le poids, tu dois vraiment peser au sein d’la tec' |
| C’est ridicule mais voilà c’est comme ça |
| Le système nous a piégé alors on n’marche que comme ça |
| On n’jure que par l’salaire de tel ou tel joueur |
| Sur notre tombe y aura qu’des plaques de marbre et quelques fleurs |
| Ouais, on s’est tous foutu d’dans, moi l’premier |
| A vouloir manger d’l’or mais sans jamais m’renier |
| On rêve d’un top model, hum, c’est qu’pour deux jours |
| On loue l’dernier modèle Porsche même pour faire qu’deux tours |
| T’as l’appart' à crédit, la télé à payer |
| Ça coupe net l’appétit, dur de ré-embrayer |
| On est tous victimes alors on lèche ou on casse les vitrines |
| Peu importe, c’est l’résultat qui prime |
| Car même volée, on veut tous une Rolex au poignet |
| Comme dit Jeff, on s’en fout nous des contrôles douaniers |
| Voir la vie avec des jantes larges même pas longtemps |
| On s’en bat même si on sait qu’on paiera comptant |
| On a l’choix entre les méfaits et l’chantier, taffer |
| Ou prendre l’oseille à la source et séquestrer l’banquier |
| Ceux qu’ont le ventre vide crèvent, la poisse on est nés avec |
| On n’a pas attendu un vendredi 13… |