| Je m’en suis trouvé des fadaises, des tas |
| Des raisons plus ou moins mauvaises, des lois |
| Les thèses et puis les antithèses et les interdits, les croix |
| Les croix, je les fais sur autrefois |
| J’ai trop attendu que ça vienne comme ça |
| Qu’on me trouve et puis qu’on me prenne le bras |
| On peut se noyer dans ses peines ou bien nager, c’est un choix |
| Mon choix, c’est aujourd’hui me voilà |
| Me voilà nouvelle au monde, aux éclats |
| Me voilà rebelle aux peurs, à leur poids |
| Je prends les soleils et la vie |
| Je les prends, les mange, et les bois |
| Et je les vois |
| Et même, même si c’est un combat |
| J’aime, j’aime même ces coups-là |
| Peines, peines je vous prends cent fois |
| Si l’on me comble ce vide-là |
| De joie, des mille et millions de fois |
| Finies les amendes honorables ou pas |
| Les cirés, les imperméables à quoi? |
| Je prends les mers et l’océan |
| Je veux les vagues et le vent |
| Sur moi, du sang des coups de tabac |
| Larguées mes chaînes et toutes mes amarres |
| Tout ce que je complique, adieu je pars |
| Mes labyrinthes et mes impasses |
| Je passe avant qu’ils me cassent |
| Qu’ils me cassent |
| Et même, même si c’est un combat |
| J’aime, j’aime même ces coups-là |
| Peines, peines je vous prends cent fois |
| Contre ses bras, lui tout contre moi |
| Oh, oh ses bras, des mille et des millions de fois |
| Me voilà nouvelle au monde, aux faux pas |
| Me voilà réelle, enfin vraiment moi |
| Et même, même si c’est un combat |
| J’aime, j’aime même ces coups-là |
| Peines, peines je vous prends cent fois |
| Si l’on me comble ce vide-là |
| De joie, des mille et millions de fois |