| Je le revois assis sur son vieux banc de pierre |
| Roulant sa cigarette au bout de ses dix doigts. |
| Il était simple et bon et il était mon père |
| Mon père, mon père, mon père, mon père, mon père… à moi. |
| Il était menuisier du plus petit village |
| Qu’on rencontre là-bas avant le pays haut. |
| Il m’enseignait la vie comme on construit’sa table |
| Mon père, mon père, mon père, mon père, mon père… à moi. |
| Je sais qu’il avait fait des bêtises. |
| Certains soirs, il parlait du Moyen-Orient. |
| Il avait même fait la valise, mais il revint pour moi en pleurant. |
| Il savait fabriquer des armoires aux lavandes |
| Où les jeunes mariés garderaient leurs draps blancs |
| Et où les vieux mariés rangeraient leur légende |
| Mon père, mon père, mon père, mon père, mon père… à moi. |
| Je sais qu’il avait fait des bêtises. |
| Certains soirs, il parlait du Moyen-Orient. |
| Il avait même fait la valise, mais il revint pour moi en pleurant. |
| Je le revois debout tel qu’il fut et qu’il reste |
| Derrière l'établi de sa pauvre maison |
| Avec pour tout galon des copeaux sur sa veste |
| Mon père, mon père, mon père, mon père, mon père… à moi. |