| Aux sirnes de l’amour, je m’efforce de rester sourd |
| Elles sont de mauvais conseil, j’aime mieux m’boucher les oreilles |
| Les sirnes de l’amour me font marcher mais rebours |
| J’me mfie d' leurs roucoulades, chat chaud craint l’eau froide |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Fuyons tant qu’il est encore temps |
| Fuyons, fuyons! Seuls les poltrons sont bien portants |
| Les sirnes de l’amour crient mon nom, je fais demi-tour |
| Elles peuvent miauler leur couplet, j’tomberai pas dans leurs filets |
| Aux sirnes de l’amour, j’rponds en hurlant «Au secours!» |
| Pressentant ma fin prochaine, au gouvernail je m’enchane |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Fuyons tant qu’il est encore temps |
| Fuyons, fuyons! Seuls les poltrons sont bien portants |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Qu’elles pleurent, ce n’est pas important |
| Fuyons, fuyons! J' laisse pas mon adresse en sortant |
| Bon, ben, j’me tire, allez, au plaisir |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Fuyons tant qu’il est encore temps |
| Fuyons, fuyons! Seuls les poltrons sont bien portants |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Qu’elles pleurent, ce n’est pas important |
| Fuyons, fuyons! J’laisse pas mon adresse en sortant |
| Fuyons, fuyons, fuyons! Fuyons, fuyons, fuyons! |