| C'était Porto Rico |
| C'était humide et chaud |
| C'était nègre et latin |
| On claquait nos dollars |
| Au bout d’un long comptoir |
| Dont on cherchait la fin |
| L’amour a des bas noirs, des hauts talons vernis |
| Et des lèvres de sang ay ay ay |
| Lorsque monte la nuit et que les blancs sont gris |
| Dans les bars de Saint-Juan |
| J’avais un seul ami |
| Comptant quelques années |
| De sommeil en retard |
| Le plus fort des dockers |
| Quand il était à terre |
| En sortant du mitard |
| II se foutait du fric |
| De la mort et des flics |
| Tout le monde l’aimait |
| Quand on avait tout bu |
| On sortait dans la rue |
| Et la salsa disait: |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| C'était Porco Rico |
| Où y’a que des bagouses |
| Et puis des dents en or |
| Quand la Margarita |
| Fait tourner la salsa |
| À réveiller les morts |
| Y’avait Ray Barretto |
| Théo Féliciano |
| Ismael Miranda et Willy Rossario |
| Cuivres, basse, piano, timbales congas |
| Noire la pluie tropicale |
| Rouge le néon du club |
| En reflet sur la rue |
| Au bar des Caraïbes |
| Y’a plus que des pirates et quelques ingénues |
| Ici Porto Rico, capitale Salsa |
| Paris, je te salue |
| Y’avait sûrement des plages, des cocotiers, du sable |
| Mais je les ai pas vus ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable |
| De l’enfer |
| Si le diable |
| De l’enfer |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Si le diable ne nous reçoit pas dignement |
| De l’enfer, nous prendrons le gouvernement ! |
| Ah ah ah ! |
| Si señor ! |