| Je connais une ville où les gens parlent en chantant |
| Où quand tu parles sans accent, on croit que tu parles en allemand |
| Je viens de cette ville où «gamin» se dit «minot» |
| Aux couleurs bleues et blanches, a l'étoile sur le maillot |
| Ma ville vit sur un fil, mais qui jamais ne se tord |
| On a des places en double file, de Saint-Antoine au Vieux Port |
| Elle fait le tour du monde sur des tableaux de Cézanne |
| Quand mon écho, elle résonne quand tu prononces Zidane |
| Elle est tellement cosmopolite |
| Que des couleurs de peau n’existent que vers là où j’habite |
| Et puis tellement de mots qu’on entend chez nous |
| On a la bonne mer et les Calanques, et chez vous? |
| On emploie pas le «beaucoup» ici, on dit «tarpin» |
| Y a des Karim, des Nono, des frérots, des frangins |
| Tous partis de zéro en rêvant d'être quelqu’un |
| Un ballon, un stylo, pour ne plus être un dégun |
| Cette ville qui fait planer se terminant sur deux «L» |
| Sans faire d’excès de zèle |
| Je vous présente… Marseille |